Autour d’un verre – La Femme qui Pleure
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Tirage limité de l’œuvre La femme qui pleure par Matthieu Exposito. Impression haute qualité sur papier Hahnemühle 308g, contrecollé sur Dibond 2mm, signé et numéroté. Format 60×80 cm, seulement 30 exemplaires disponibles, signé et numéroté. Livré avec certificat d’authenticité.
750,00 €
Poids | 1 kg |
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Dimensions | 60 × 0,02 × 80 cm |
Technique | estampe numérique |
Format | 60x80cm |
Support | Dibond-2mm (Plaque Aluminium) |
Couleurs | Bleu, Bleu clair, Bleu marine, Bleu nuit, Noir, Orange, Rose, Rose fuchsia, Rouge |
Création | 2008, 2025 |
Matthieu Exposito, artiste peintre, œuvre d’art, peinture originale, peinture sociale, expressionnisme, la femme qui pleure, cubisme, figuration libre, naturalisme, bar, bistro, le rade, le mistral, le bistre, artiste plasticien, le bistoquet, le troquet, le carberlot, le caboulot, le zinc, Otto dix, Max Beckmann, Kathe kollwitz, graphisme, œuvre graphique, Charles Bukowski, contes de la folie ordinaire, engagement social, pilier de comptoir, Zola, tolstoï, original drawing, artwork, artpaint
Le mot de l’artiste :
Sûrement une de mes peintures les plus abouties de la série « Autour d’un verre »…
Avec « La Femme qui Pleure », j’ai voulu exprimer une tension intérieure, une émotion brute. Les couleurs vives contrastent avec le fond sombre, comme pour accentuer la lutte entre la lumière et l’obscurité. Le visage morcelé, la main qui cache et déforme, traduisent une dualité entre protection et effacement. J’aime jouer avec la fragmentation et les superpositions pour faire émerger un chaos structuré, où l’expression passe autant par la forme que par la couleur. Cette œuvre s’inscrit dans ma recherche autour de l’expressionnisme et de la figuration libre, un langage où la douleur devient matière et mouvement.
Cette peinture fait référence à un dessin que j’ai réalisé dans un bar, puis produite en sérigraphie en noir et blanc « ADV_002 ».
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Ma série « Autour d’un verre » regroupe 800 dessins et peintures. Pendant des périodes de 1 à 4 semaines, à raison de 8 heures par jour, j’observais la condition humaine et consignais sur papier les fragments de vie qui défilaient devant moi. Ce sont mes « Contes de la folie ordinaire », une transcription brute d’une réalité que l’on préfère souvent ignorer. Je ne cherche pas à embellir le réel, mais à en extraire l’essence la plus pure, celle qui nous oblige à affronter notre humanité, à ressentir pleinement la mélancolie et la révolte qui nous habitent.
J’ai choisi, pour la majeure partie de cette série, l’encre de Chine et la plume Sergent-Major, en hommage aux grandes figures de l’expressionnisme allemand : Käthe Kollwitz, George Grosz, Max Beckmann… Ces artistes, nés dans une époque de profonds bouleversements sociaux et politiques, ont osé dénoncer la souffrance humaine avec une vérité crue, souvent dérangeante. Leur engagement s’est heurté à la censure du régime nazi, qui a notamment organisé l’exposition « L’Art dégénéré », visant à exclure du paysage artistique toute œuvre jugée incompatible avec son idéologie.
Cet héritage me guide : l’énergie brute et sans compromis d’un art qui ose tout dire. Ici, la perfection formelle importe peu. Seule compte l’authenticité, la force de l’émotion, la capacité à révéler les fractures d’un monde en chaos.
Une partie de ces dessins a été sérigraphiée et est visible sur mon site internet, rubrique boutique. Depuis 2004, je travaille dans le même atelier de sérigraphie afin de garantir une parfaite homogénéité et un respect absolu de mon univers graphique. Vous pouvez retrouver ces sérigraphies sur mon site, mais aussi à Angoulême, à la galerie « Les Mains Sales », qui produit mon travail de sérigraphie et en conserve une partie de ma collection.
Concernant les 800 œuvres originales, peu sont visibles en ligne, faute de temps pour les numériser. Cependant, elles sont disponibles pour des expositions en centre d’art, fondation ou galerie. Elles peuvent être consultées dans mon atelier, sur demande. Me contacter en privé pour toute acquisition.